Band Geek Mafia au HellFest - JOUR 1

HELL COME !

Le festival démarre véritablement pour moi à 12h15 avec le concert des Spermbirds, groupe de punk hardcore allemand formée en 1982 : l'idéal pour bien commencer la journée ! Puis je vais écouter le metal progressif des britanniques de TesseracT, l'un des principaux groupes du mouvement djent. Voyage dans le temps avec The Chris Slade Timeline. Chris Slade a été pendant plusieurs années le batteur d'AC/DC ; il propose donc des reprises de la bande à Angus Young comme "Dirty Deeds Done Dirt Cheap" ou "Back In Black". Il rend aussi hommage à Thin Lizzy et Pink Floyd.

J'écoute un morceau de Sons Of Apollo et un de Benighted avant de redécouvrir Rose Tattoo. "Angry" Anderson a beau avoir 71 ans, il a toujours l'énergie et la voix de sa jeunesse ! Après le "vieux" hard rock des Australiens, Converge déboule avec son metal moderne et chaotique. Le combo bostonien se réinvente en permanence, dynamitant autant que possible son style à coups de titres monstrueux mâtinés de riffs agressifs et de mélodies alambiquées. Véritable déferlante de violence technique et tourmentée, on ne peut que s'incliner devant cette bête indomptable. Clairement à part dans le paysage musical hexagonal et toujours au taquet, les increvables Burning Heads voient les années passer sans pour autant perdre leur verve en route, avec une musique punk rock mélodique, directe, efficace, vindicative et insoumise.

Je rate la conférence de presse de A Perfect Circle... mais pas la fin de la performance de Europe. "The Final Countdown" est toujours un succès chanté par tous les festivaliers. Steven Wilson a beau dire que sa musique est l'équivalent d'ABBA dans un festival comme le Hellfest, son rock progressif ultra virtuose est très loin de la pop suédoise ! Je vais ensuite regarder le show de Hollywood Vampires dans l'espace VIP, une immense foule se pressant devant la Mainstage 1 pour voir Alice Cooper, Joe Perry (Aerosmith) et Johnny Depp. Finalement, on a droit à des reprises des Doors, d'AC/DC (encore) et de Motörhead ! Pas le concert du siècle.

Puis vient le groupe que j'attends depuis le début de ce vendredi : la légende EyeHateGod ​(from New Orleans, Louisiana) qui trace sa route le poing levé et le glaviot toujours prêt à être craché. Confrontés à moult galères, ils sont là. Mike IX Williams balance sa haine et sa dépression à un public qui en redemande tandis que Jimmy Bower, le sourire aux lèvres, décoche des riffs pachydermiques. C'est du sludge cradingue ; j'adore cette musique ! Il est temps pour moi de rentrer, demain sera encore une longue (et belle) journée.

SEB (BGM) #hellfest