Hellfest J1

Sous le soleil exactement !

Quel plaisir de se retrouver au Hellfest après un an d'attente, de découvrir les nouveautés du site et, bien sûr, d'écouter de la bonne musique !

Cette première journée commence pour moi par la découverte de la nouvelle entrée du festival, décorée par de gigantesques amplis de guitare ! Le public est accueilli dans la bonne humeur par une fanfare qui fait des reprises de morceaux de metal ! J'entre en Enfer en milieu d'après-midi et je croise tout de suite mes collègues de Caresses Métalliques (l'émission metal de Radio G!). Nous faisons le tour de l'espace Presse/VIP en constatant qu'il a été complètement repensé : l'espace est plus grand, plus agréable aussi avec son bassin intérieur ! Mais il est temps d'aller aux concerts et je me dirige vers la Valley pour voir Helmet. La musique abrasive pratiquée par le combo new-yorkais est particulièrement heavy et dense, toute en fulgurances électriques et en explosions de rage. Le metal alternatif de Page Hamilton se pose finalement comme le chaînon manquant entre grunge, hardcore et noise. Mes oreilles en redemandent ! Après le concert d'Helmet, je me balade dans le site du Hellfest pour apercevoir quelques petits changements : plus d'espace devant les Mainstages, une zone pour se rafraîchir grâce à des brumisateurs... mais globalement la déco est la même et l'ambiance est toujours aussi cool ! Trop de monde sous la Valley pour voir Red Fang, donc je m'installe pour écouter le concert de Powerwolf sur la Mainstage 2. Mais c'est le show de Ministry sur la Mainstage 1 que j'attends avec impatience car Ministry est une sorte de médicament qui soulage ! Au Hellfest, il faut faire des choix, donc je fais l'impasse sur la conférence de presse de Devin Townsend pour écouter Al Jourgensen et ses amis ! Savant déjanté nourri aux plantes vertes et aux amphétamines, le docteur Jourgensen est responsable d'un cocktail thrash-indus, cru, sale et gorgé d'agressivité mais qui s'avère clairement jouissif ! Je retourne ensuite sous la Valley pour voir ce qui sera le meilleur concert de la journée pour moi : le show de Baroness ! Rouge, bleu, vert, jaune, violet. Autant de teintes qui servent de signatures aux albums de Baroness et qui illustrent à merveille l'arborescence musicale du groupe américain. Un univers haut en couleurs ou le sludge incorpore des éléments progressifs et extrêmement aériens. Capable d'épiques cavalcades heavy comme d'envolées psychédéliques, Baroness joue avec les émotions. Coloré, éclatant, lumineux ! Je retrouve JP (c'est plutôt lui qui me trouve en fait) et nous allons écouter Deep Purple. Le vieux groupe de hard rock anglais mythique (50 ans de carrière !) joue énormément de nouveaux morceaux, ce qui est une bonne surprise ! Comme quoi Deep Purple ne se contente pas de ses hits comme Smoke On The Water et son riff légendaire ! JP se dirige ensuite vers la Valley pour Electric Wizard et moi vers l'Altar pour Obituary. Le groupe de death metal floridien (surtout grâce à la voix de John Tardy) est toujours aussi tranchant ! Je reprends quelques forces grâce au muscadet (avec modération) alors que commence le show de Rancid sur la Warzone. Venu de Californie, Rancid est sans doute le plus grand groupe de ska-punk actuel et la Warzone est blindée pour danser devant le quatuor qui nous offre une musique pleine de joie et de charme. Mais la fatigue se fait sentir et je quitte le festival au son de Rob Zombie qui propose un spectacle bien plus abouti que lors de sa dernière venue au Hellfest.

L'aventure continue !

SEB (BGM)

#hellfest